
|
| | | Maison Sarothal, chronique d'une fin | |
| |
| Auteur | Message |
|---|
Dalakh Sarothal Citoyen Elfe

Nombre de messages: 15 Date d'inscription: 21/08/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Dim 30 Nov - 12:22 | |
| Ma muse m'habite (et pas l'inverse) alors voilà le chapitre 3 (toujours en plusieurs parties. Chapitre 3 : Mission suicide À peine Dalakh avait-il eu le temps de voir la lueur de la vie disparaître de l’œil de son adversaire que milles questions l’assaillaient. Que faisait-il ici si tard ? Et sans servant ? En temps normal un noble envoi ses serviteurs faire les courses. Que manigançait-il ? Le marchand ! Pourvu que cette bande de brutes ne l’ai pas tué. Il lâcha la tête de son frère et gravit les marches en se tenant la hanche. Il vit Kelen et Ashyr descendre l’escalier. -Monseigneur vous l’avez tué ? Puis Ashyr remarqua que l’elfe noir se tenait le flanc. Vous êtes blessé ? Dalakh ne prit pas la peine de répondre à des questions aussi stupides s’enquit de l’essentiel. -Le marchand est en vie ? Il espéra tant qu’il était possible que oui. -Oui Monseigneur mais… -Cache le cadavre de Kaltyr et aussi sa dague. Apporte moi un drap propre et de l’alcool. Ashyr s’exécuta immédiatement et descendit le reste de l’escalier. Dalakh continua de grimper sentant des piques de douleurs lui déchirer la hanche à chaque marche. Kelen ne proposa pas de l’aider et, de toute façon, il l’aurait ignoré. Dans la chambre l’esclavagiste gisant par terre à côté de Talaneth qui avait pris une torche. Il eu une vague d’inquiétude puis se reprit. Talaneth, suivant son regard, déclara. -Il est inconscient. -Va chercher un saut d’eau. Dalakh s’accroupit près du corps et tâta le pouls. Il était normal. Il l’"interrogerait" pour découvrir tout ce qui se tramait et peut-être découvrirait-t-il un lien entre Kaltyr et Syras. Il demanda à Talaneth qui espionnait les victimes. -Il a de la famille ? Quel est son nom ? -Il s’appelle…Koub… non Bakour. Et il à une femme. -Bien. J’espère sincèrement qu’il l’aime. Ramène la moi. Vivante et consciente. Talaneth partit fouiller le reste de l’étage. Dalakh sentait son sang lui battre les tempes et sa blessure le faisait souffrir au rythme de son cœur. Bientôt Ashyr revint avec un drap et une fiole. Dalakh déchira le drap pour se faire un bandage. Il inspecta sa blessure. Elle ne paraissait empoisonnée. Il versa l’alcool sur sa plaie, résistant avec peine à l’envie de hurler. Puis Ashyr l’aida à se bander. Il en récupéra un lambeau pour bâillonner Bakour. Vint ensuite Kelen avec un saut d’eau (froide cela va sans dire). Enfin on entendit des cris étouffés et un bruit de pas. Talaneth apparu avec une Druchii grande aux traits anguleux sur l’épaule. Elle portait une chemise de nuit violette et était bâillonnée. Il la jeta sans ménagement sur les dalles froides à côté de son conjoint. Elle les dévisagea des ses yeux de jade avec un air de défi. Ils avaient retiré leurs masques. Dalakh saisit le saut d’eau et le vida sur le marchand. Celui-ci repris conscience en sursaut puis jeta des regard affolés autour de lui. Dalakh lu avec satisfaction dans ses yeux son désespoir lorsqu’il vit sa femme assise à ses côtés. Il ne s’était pas trompé. Il prix la parole d’un ton lourd de menaces. -Bakour te souvient ce pauvre marchand dont on a, il y a quelques années, retrouvé la famille pendue par des crochets à viande ? Dalakh avait maintenant toute l’attention de Bakour et encore plus de sa femme. Le marchand acquiesça vivement. Il continua en le regardant droit dans les yeux. -Ce que tu ne sais pas c’est que sa femme a été violée puis torturée avec sa fille avant d’être pendues vives. Lui aussi a été torturé. Il continua à le fixer en le laissant prendre conscience de ce que ces révélations impliquaient. Puis il dévisagea sa femme. Elle était maintenant tout à fait terrorisée. Dalakh sourit intérieurement mais demeura impassible. -Répond sans détour et tu t’en tirera la bourse allégée. Résiste à peine et tu sais ce qui t’attend. Il fit signe à Kelen qui lui retira son bâillon. Le marchand parla d’un ton à la fois défiant et hésitant. -Comment m’assurerez vous que vous ne mentez pas ? -Je devrais t’écorcher vif rien que pour ça. Tu oses remettre la parole d’un noble en cause ? Mais soit. Je jure sur mon honneur que je tiendrais parole. |
|  | | Dalakh Sarothal Citoyen Elfe

Nombre de messages: 15 Date d'inscription: 21/08/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Dim 30 Nov - 13:02 | |
| (suite) Il aurait éclaté de rire si la situation n’exigeait pas un minimum de finesse. Il enchaîna sans laisser l’elfe répondre. -Que faisait mon frère ici, seul et si tard ? Répond. Vite ! Il ne voulait pas le laisser réfléchir à un mensonge. -Il…il voulait des esclaves. -Pourquoi ? -Je ne sait pas je suis juste marchand. Dalakh n’avait strictement aucune certitude mais tenta sa chance. -Menteur. S’il voulait simplement des esclave pourquoi est il venu chez toi, seul et la nuit ? -Mais je n’en sais rien ! Le ton du marchand était suppliant. -Dommage. Tu sais ce qui t’attend dans ce cas. Kelen saisit la Druchii par le bras et la releva. Il la fixait avec un grand sourire. -Allez faire ça ailleurs. Il commença à l’entraîner vers la porte, suivit par Ashyr et Talaneth. Elle se débattit violemment et poussa des cris étouffés. Il s’adressa à Kelen puis à la femme de l’esclavagiste. -Arrête. Enlève lui le bâillon. Dis moi ce que tu sais. Il n’est pas encore trop tard. -C’est pour le culte ! -Quel culte ? -Le culte du plaisir. Le dégoût se peignit immédiatement sur le visage de Dalakh. Les Slaaneshis, ces pourceaux infâmes nageant dans la luxure n’avait pas leur place dans ce monde. Un elfe noir digne de ce nom devrait être froid comme l’acier et aussi impitoyable qu’un être possédant une âme peut l’être et non pas un goret libidineux gavé de drogues infâmes. Le pire c’est qu’il ne pourrait pas en accuser son frère. Même si le déshonneur retomberait sur Syras il retomberait aussi sur le reste de la Maison, c’est-à-dire Dalakh. Mais heureusement peut-être Syras était-il lui aussi cultiste. -Très bien, vous avez tenu parole mais encore faut-il payer. Bakour se leva et marcha d’un pas mal assuré vers la porte. Il les guida à travers les couloirs sombres de l’étage jusque dans une chambre. Dalakh décrocha une sorcelume accrochée au mur pour voir la pièce. Pas d’armes en vue et la fenêtre était trop petite pour qu’on y passe. Il y avait un lit couvert de draps en soie fine et plusieurs armoires ainsi qu’une tapisserie obscène mettant en scène des personnages plus ou moins humanoïdes dans des poses grotesques. L’esclavagiste se dirigea sans hésiter vers cette dernière qu’il écarta. Dans le mur il déchaussa une pierre et sortit une par une une dizaine de bourses. Dalakh regarda dans la cache et en trouva une dernière. -Mais Monseigneur il me faut vivre. -Dans ce cas tu n’en auras plus besoin pauvre con. Et il planta son épée dans le ventre de l’elfe noir en souriant de toutes ses dents. Sa femme hurla hystériquement pendant que son époux agonisait dans d’infâmes gargouillis. Dalakh retira son épée barbelée du corps du marchand en déchirant complètement ses chairs puis la planta dans la bouche grande ouverte de la Druchii. La lame ressortit à l'arrière du crâne mettant fin aux gémissement de l'elfe. -Ma parole d’honneur alors que tu aurais put ruiner mes projets ; et un chaotique en plus, pensa-t-il. Il remarqua alors Kelen contemplait le cadavre avec un air vaguement déçu. -Pas de ça avec un Slaaneshi. -Nous allons voir les autres ? -Non j’ai autre chose à faire. Ils retournèrent à la tour sous une lune sombre à l’éclat verdâtre : Morrslieb, la lune de malepierre, présage de malheur. Même s'il n'était pas superstitieux la lumière verdâtre qu'elle diffusait faisait danser les ombres et rendait l'atmosphère particulièrement glauque. Il se demandait si quelqu'un à une fenêtre pourrait le reconnaître. Sa tension se transmettait à ses hommes qui jetaient désormais des coups d'œil inquiet de droite et de gauche. Dalakh se forca au calme. De toute façon il ne sortait que rarement le jour. Enfin arrivé à la tour il procéda au partage de la prise : un dixième pour ces hommes le reste pour lui-même. Il les congédia pour revoir sa stratégie. En effet il avait toujours eu pour ambition de contrôler la Maison même s’il devait pour cela tuer toute sa famille. Il avait opté pour se faire insignifiant et passer à l’action au moment opportun. La configuration classique du duel à trois : trois duellistes armés d’arbalètes. Le moins dangereux tire en l’air. Les deux autres, plus dangereux, s’entre tuent car ils sont tout deux la plus grande menace pour l’autre. Le moins dangereux retire alors sur le survivant et à de fortes chances de l’emporter. Le problème est là : Kaltyr est mort sauf que c’est au tour de Syras, le plus dangereux, de tirer. Ce soir il irait voir une vieille connaissance et…quelqu’un frappa à la porte. Dalakh remit sa chevalière, cacha son drapé et alla ouvrir. Il lança un regard noir aux deux gardes qui se tenaient devant lui, contrarié d'être dérangé alors qu'il échafaudait ses plans. -Le seigneur Syras vous mande.
Dernière édition par Dalakh Sarothal le Mar 2 Déc - 19:49, édité 1 fois |
|  | | InquisiteurD Assassin

Nombre de messages: 412 Age: 23 Date d'inscription: 11/08/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Lun 1 Déc - 17:07 | |
| Il y a de très bonne idées dans ton récit. Une intrigue familiale, un elfe bien sournois et cruel, une mise en scène agréable. Toutefois, j'ai quelques remarques : tu passe trop rapidement d'une action à une autre. Prend le temps de décrire ce qui se passe, fait une pause entre deux moment d'action en décrivant la scène. En effet, il y a des tas de choses a dire entre le moment où l'équipe sort de la tour et celui où elle arrive devant la porte de l'esclavagiste. Décrit, les rues, l'ambiance (si on voit la lune, s'il y a des bruits ou des lumières particulières, le temps de trajet peut également être décrit...). Cela n'est pas besoin d'être très long, et tu l'as déjà touché du doigt... Pousse juste un peu plus les transitions. (dévellope aussi le moment de la découverte de la seconde cachette) J'ai remarqué également quelques "erreur de style" ex : -Toi ? Murmura-t-il inconsciemment. Erreur fatale.On comprend tout a fais ce que tu veux faire transparaitre par ces mots. Le héros vient de dévoiler son identité. Mais à mon avis, c'est formulé maladroitement car tu as dans la même phrase : - la parole d'un personnage - La façon dont la phrase est dite/pensée - une indication sur ce que cela implique. C'est trop pour être inclus dans un dialogue. Je dirais plutôt un truc du genre : -Toi... Murmura-t-il en se rendant aussitôt compte de son erreur[...] Tu enlève une sorte de "poids" à la phrase, tu la rend plus fluide. La dernière chose que je dirais est de faire attention aux mots trop "simplistes". Je n'ai pas relevé d'exemple mais j'ai repéré deux trois trucs qui pourrais être "rehaussé". Par exemple : Le fait d'utiliser "rapidement" plutôt que "vite" dans une phrase peut la rendre bien plus agréable... Voilà tout cela concerne le style et la mise en forme, rien d'incorrigible, et surtout c'est un jugement très personnel !!!Niveau idées et imagination y a rien à redire, y a tout de bon ! Action, intrigue, persos réalistes ! BRAVO ! PS : Par contre, je vois pas le lien avec la bataille du début...  |
|  | | Dalakh Sarothal Citoyen Elfe

Nombre de messages: 15 Date d'inscription: 21/08/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Lun 1 Déc - 19:37 | |
| Salut à toi. Merci beaucoup pour tes critiques je m'en souviendrais. Et au passage bravo pour ton texte "la nuit des supplices" c'est vraiment très très bien écrit, fluide enfin bref c'est beau. Pour la bataille le général druchii est le père de Dalakh. C'est l'élément perturbateur si tu veux. Et puis elle à son importance pour la suite. |
|  | | Gruntax Argonax Assassin

Nombre de messages: 355 Age: 35 Date d'inscription: 11/09/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Lun 1 Déc - 20:36 | |
| Salut!!!!! Que dire c'est du bon, mais comme la fait remarqué Inqui, sa manque de détails et de développement, mais c'est très très prometteur. Alors, intègre les conseils et continu, c'est chouette!!!!  |
|  | | Dalakh Sarothal Citoyen Elfe

Nombre de messages: 15 Date d'inscription: 21/08/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Dim 7 Déc - 12:35 | |
| (suite et fin...du chapitre) bientôt l'action bientôt. Nash se tenait dans une des sombres pièces de la tour Sarothal. Celle-ci avait une voûte haute qui, en restant dans l’ombre, donnait une nouvelle dimension à la salle déjà imposante. Il suivit du regard les veinules du marbre qui le guidèrent vers une marche. Devant lui, sur un piédestal, se dressait un trône de fer argenté depuis lequel Syras le toisait, engoncé dans une armure splendide rehaussée de quelques rubis. Il avait rapidement déménagé ses appartements dans ceux de feu le seigneur Huldron pour asseoir sa domination et rappeler à tous son autorité. Pourtant il manquait quelque chose : Huldron avait, en son temps, toujours un magnifique draïch aux côtés, gravé de runes luisantes de l’ancienne Nagarythe. Celui-ci était à la fois un héritage ancestral et le symbole de l’autorité du maître de la Maison. Le lieutenant leva les yeux vers Syras. Celui-ci faisait quoi qu’il en soit un bien meilleur dirigeant qu’escompté : Il faisait preuve d’une étonnante subtilité alors qu’il était depuis toujours réputé pour sa brutalité. Nash remarqua à cet instant qu’il se tenait lui-même la bouche entrouverte comme un imbécile. Il se redressa en maudissant son laxisme lorsqu’il s’était servit un puis plusieurs verres de liqueur. Nash n'avait rien trouvé pour sa propre punition préférant ne pas y penser. De plus Syras ne se souciait visiblement pas de son avis. La porte s’ouvrit à grandes volées dans le dos de Nash brisant le silence qui enveloppait la pièce dans une ambiance solennelle. Il fit instinctivement volte face, épée en main. Dalakh entra à grandes enjambées dans la salle pour se placer à ses côtés sans toutefois lui accorder plus qu’un bref regard. Il salua brièvement son frère sans pour autant lui adresser la parole. Syras questionna alors Dalakh. -Sait-tu où se trouve Kaltyr ? Nash vit une ombre passer sur le visage de Dalakh. Peut-être de l’inquiétude ou simplement de l’animosité. -Non, ses affaires ne me regardent en aucun cas. En tant qu’officier il savait d’expérience reconnaître un menteur. Même s’il lui semblait que Dalakh disait la vérité son intuition lui soufflait qu’il n’en était rien. Quel était le rapport entre l’absence de Kaltyr et lui ? Que savait-il ? -Dommage. Tu rempliras donc la mission suivante à sa place. Nash songea amèrement que mission rimait avec punition ; tout du moins dans son cas. -Notre père a perdu l’héritage familial lors de sa dernière expédition. Il est impératif de le retrouver et de le ramener ici. Puis il fixa son lieutenant. En outre Nash a mentionné dans son rapport une magicienne Asur qui serait la cause principale de l’échec de l’expédition. Je veux sa tête pour accoudoir. Enfin tout est prêt : Vous partez sur l’heure. Rompez. Nash lança un bref coup d’œil sur sa droite pour voir la réaction de Dalakh. Si un regard avait put tuer Syras ne serait à l’heure actuelle plus que cendres et poussières. Il pris congé sans saluer son aîné et fila dans le couloir aussi brusquement qu’il était venu. Nash s’inclina, plus par crainte que par respect. Avant de s’éclipser il crut discerner une vague forme dans l’ombre du trône. Le Druchii se ressaisit en maudissant cette liqueur et partit à la suite de Dalakh dans les couloirs sombres de la tour. Il descendit une volée de marches glissantes à force d’être foulées vers ses appartements au premier étage. Ceux-ci étaient petits et sobres. Accrochés aux murs ont pouvait voir de nombreux trophées pris sur des adversaires de valeur aux cours de ses nombreux raids : crânes, casques, épées pris indifféremment sur des elfes, des maraudeurs chaotiques, des humains ou même des hommes-reptiles. Sans réfléchir il saisit sa bouteille d’alcool, ferma la porte et s’affala dans son fauteuil. Nash était vidé. Après tant de loyaux services, tant d’années, le voilà envoyé à la mort pour une faute qu’il n’avait pas commise. Il se sentait trahi, mais pas une trahison ordinaire, non, il était trahi par ce qu’il avait servit fidèlement et aidé à bâtir : presque trahi par lui-même. En même temps c’était stupide, il n’était pas un Sarothal, il n’avait aucun lien de sang avec eux et pourtant... Il porta la liqueur à sa bouche mais n’acheva pas son geste. Il se dressa d’un bond et la projeta de toutes ses forces contre un bouclier bretonnien. Il avait une incroyable envie de tuer Syras. Il sentait couler en lui le flux glacé de l’envie de tuer. Nash savait aussi que cela ne mènerait à rien. Il pouvait encore disparaître sur le champ mais cela faisait de lui un lâche. Pour échapper à ses tourments ils entrepris de rassembler ses affaires. Que tout semblait important : son armure qui l’avait protégé de tant de coups, sa cape en peau de dragons reçue il y a des années de cela lorsqu’il n’était qu’un jeune corsaire, ses épées qu’il maniait depuis toujours avec lesquelles il avait tué son premier haut elfe. Il pensa amer et fataliste qu’il se préparait pour sa mort alors autant faire bonne figure. Dalakh enrageait en faisant les cents pas dans sa chambre. Ce chien de Syras l’avait envoyé en mission suicide et sans délai pour préparer quoi que ce soit il se sentait impuissant. Il aurait pu tenter une prise de pouvoir par la force à l’instant même mais il détestait agir sans plan et dans la précipitation. C’est comme ça qu’on meurt se dit-il. Une question le frôla. Était-il un lâche ? Non, il y a lâcheté et prudence. Quoi qu’il en soit les gardes aurait sûrement préféré suivre son frère. Le pire c’est que Syras faisait preuve d’une finesse impressionnante. Tout d’abord Nash partait avec lui car il connaissait le visage de la mage et le lieu de la bataille mais aussi pour le punir car Syras en avait fait son bouc émissaire. Quand à lui-même il donnait de l’importance à la mission tout en étant sensé y rester. Le pire c’est que s’il n’avait pas tué son frère c’est ce dernier qui aurait été envoyé. Cela excluait cependant une alliance entre ces deux frères. Même si la mission était périlleuse Dalakh avait de fortes chances de s’en sortir. Son frère avait probablement mandaté un marin pour s’assurer qu’il ne reviendrait pas. Il frissonna en songeant que l’équipage entier pouvait en avoir reçu l’ordre, auquel cas il était perdu. Il préférait cependant partir quels qu’en soient les risques. Dalakh en retirerait d’importants avantages s’il s’en sortait. L’effet de surprise, le temps nécessaire à l’élaboration d’un plan et peut-être acquérrait-il la loyauté de l’équipage. Dalakh n’avait pas d’esclaves car il considérait que se faire servir pour des tâches simples était digne d’un faible ou d’un empoté. Il portait déjà son Dalakoi, son Khaïtan noir et ses brassards ornés de pointes aiguisées comme des lames de rasoir. Il rassembla donc lui-même son matériel, à savoir son armure légère et sobre composée d’un plastron et d’épaulières, son casque ouvert, son épée courbe, ses dagues, son drapé noir, une lourde cape pour se protéger du froid, quelques poisons lents et rapides et finalement son masque sans oublier son argent. Dalakh ne s’attendait pas à revenir ici avant la mort de son aîné. Il entrepris d’avertir ses suivants les informant sans ménagement de leurs départ imminent vers Ulthuan. Tous étaient abasourdis et c’est dans une ambiance maussade que se prépara le voyage. Dalakh leurs ordonna également de prendre leurs drapés, leurs masques et leur argent s’il voulaient le revoir (et pour pouvoir le récupérer s’ils mourraient). La nuit était bien avancée lorsque qu’ils furent enfin parés. Il descendit au premier étage ou Nash, déjà prêt, patientait la mine grave. Ils passèrent ensuite aux écuries où de puissants coursiers noirs les attendaient sellés et chargés du nécessaire pour voyager jusqu’à Karond Kar, le port d’attache du Roi-Sorcier où navire et équipage les attendaient. PS : J'ai un peu modifié la fin du dernier.
Dernière édition par Dalakh Sarothal le Lun 8 Déc - 19:18, édité 3 fois |
|  | | Thoryl Executeur

Nombre de messages: 100 Age: 26 Date d'inscription: 01/11/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Dim 7 Déc - 23:14 | |
| Bonjour a toi Dalakh de la Maison Sarothal!! Que dire autre que : super!! ou encore : vivement la suite!! En tout cas tu as du talent c'est sur! Seul point négatif l'oublie de certain mots (quelquefois) et d'une certaine mesure quelques fautes de style comme l'a deja dit Inquisiteur D mais ce n'est vraiment pas tres grave (et facile a corriger) Sinon c'est du tout bon vraiment on est plongé dedans c'est tout a fait dans l'esprit Druchii et l'intrigue est prenante et bien mené! Au risque de me répéter : vivement la suite!! A bientot donc noble Dynaste!  |
|  | | InquisiteurD Assassin

Nombre de messages: 412 Age: 23 Date d'inscription: 11/08/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Lun 8 Déc - 23:19 | |
| Vraiment très bien, sa se voit que tu cherche à te perfectionner! Attention toutefois à ne pas avoir l'effet inverse (trop de détails) Là sa va, je dit juste sa comme sa. En tout cas j'adore. Mon petit cerveau à parfois du mal à faire le tri entre tous les personnages mais sinon c'est très bien. |
|  | | Dalakh Sarothal Citoyen Elfe

Nombre de messages: 15 Date d'inscription: 21/08/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Sam 24 Jan - 16:36 | |
| Salut à tous. Allé enfin la suite à mon histoire qui trainait salement ces derniers temps. Chapitre 3 : Voyages Dalakh enfourcha adroitement sa monture qui se cabra immédiatement. Dalakh, peu habitué à monter, reprit avec peine le contrôle de son cheval. Les coursiers entraînés par les maîtres des bêtes étaient tous agressifs et entraînés à mordre et à botter aussi fallait il une poigne de fer pour les contrôler. Il vit que Kelen, son suivant, était réticent à monter à cheval ce qui n’était pas étonnant pour un ancien corsaire qui n’avait probablement jamais chevauché. Nash, Talaneth et Ashyr n’ayant ce genre de problèmes attendaient, juchés sur leurs destriers. Finalement Kelen se hissa, mal assuré, sur sa monture. L’heure n’était pas aux leçons d’équitation et Dalakh sortit le premier dans les rues éclairées par une lune du chaos à son firmament. Les pavés d’ordinaire d’un gris dur et glacial reflétaient alors une lueur verdâtre particulièrement malsaine ; on eu dit que les pavés étaient des bubons visqueux. Il comprit à cet instant qu’un faible d’esprit ait put y voir une quelconque sorcellerie ou malédiction. La cité dormait toute entière et le silence n’était brisé que par le bruit des sabots sur les dalles. Ils progressèrent au pas à travers les ruelles sombres et désertes jusqu’à la porte nord. Il observa quelques mouvements dans l’ombre à la limite de sa perception et de furtifs bruits de pas. Ce manège dura plusieurs minutes avant que les guetteurs les jugent trop dangereux pour être attaqués. Lorsqu’ils sortirent du Quartier des dynastes pour passer dans celui des marchands Dalakh éprouva une angoisse croissante au fur et à mesure qu’ils se rapprochaient de la maison de l’esclavagiste de ce soir. Que se passerait-il si Nash voyait le corps ? Ferait-il le rapprochement entre lui et Kaltyr ? Il risquait de retourner à la Maison pour avertir Syras qui serait capable de l’accuser, même sans preuves. Il pouvait toujours supprimer Nash cependant la découverte des deux corps le désignerait d’office. Dalakh avait une folle envie de se retourner pour avoir Nash à l’œil mais cela le paraîtrait étrange et le rendrait suspect. D’un autre côté il se félicita d’être en tête car Nash ne pouvait pas voir son inquiétude. Le Druchii se força au calme ; Nash n’avait aucune raison de tout découvrir…pour l’instant. Il aperçut bientôt la demeure du marchand vaguement éclairée. Son cœur se serra ; cette activité risquait d’attirer l’attention. Dalakh joua la carte du mépris gardant la tête droite faisant semblant d’ignorer cette activité malvenue. De quoi cela pouvait-il venir ? La garde de la ville avait-elle trouvé les corps ? Auquel cas ils ne tarderaient à les identifier puis à avertir Syras. Avec de la chance il ne s’agirait que de simples pillards mais ceux-ci se seraient montrés plus discrets. Quoi qu’il en soit Syras serait bientôt au courant et Dalakh donc devait avoir embarqué avant d’être rappelé. Dalakh fit signe à Ashyr de le rejoindre. Celui-ci se porta à sa hauteur et il murmura. -As-tu bien caché le corps ? Où est-il ? -Oui monseigneur, il est dans l’arrière cours sous les ordures. Dalakh put respirer. Les pillards comme les soldats (il n’y avait pas de grande différence au fond) s’emparaient les objets de valeur et parfois de la nourriture mais n’allaient pas jusqu’à fouiller les ordures. Son frère serait probablement retrouvé dans plusieurs jours voire semaines par un esclave mort de faim. Quand bien même les autorités n’en seraient pas forcément averties. Ils passèrent bientôt devant la maison et Dalakh constata du coin de l’oeil que l’activité provenait de la milice de la ville. Les Druchiis étaient là depuis peu et deux corps gisaient côte à côte au centre d’un cercle de soldats. Certainement l’esclavagiste et son épouse. Il poursuivit sa marche en sentant la pression diminuer au fur et à mesure que le bruit du pillage tout juste entamé faiblissait dans son dos. C’est seulement lorsqu’il essaya de se détendre il réalisa à quel point il était tendu. Ses épaules étaient contractées au maximum et ses dents le faisaient souffrir à force d’être serrées. Dalakh respira longuement détendit les épaules et aperçu enfin devant lui l’immense porte de fer qui s’ouvrait sur l’Est. Il sentit le poids étrange d’un regard porté sur lui lorsqu’il franchit l’enceinte de la cité pourtant les gardes de la Porte conversaient bruyamment et ses suivants étaient occupés a ruminer leurs pensées. Ils franchirent le portail titanesque orné de crânes et de chaînes stylisées et autres représentations Khainites. Ces décorations religieuses lui soufflèrent que si Kaltyr était un Slaaneshii ses alliés pouvaient bien l’être aussi. Le Temple payerait sûrement cher pour pouvoir entasser leurs têtes au pied du Seigneur du Meurtre. Cette pensée positive à l’esprit il avançait d’un bon pas sur la route de l’Est. |
|  | | Dalakh Sarothal Citoyen Elfe

Nombre de messages: 15 Date d'inscription: 21/08/2008
 | Sujet: Re: Maison Sarothal, chronique d'une fin Sam 24 Jan - 16:37 | |
| (suite) La nuit était déjà avancée mais il décida de faire route jusqu’à Draleag, la prochaine étape, de nuit. Il prendrait ainsi de l’avance sur un éventuel poursuivant et ne gâcherait pas l’excitation des montures par une nuit dans le froid. -Forçons l’allure. Nous arriverons à Draleag assez tôt pour repartir le lendemain matin à l’aube. Aussitôt le noble lança sa monture au galop. Il n’avait l’intention de ménager ni elfes ni montures et plus vite il serait embarqué pour Ulthuan mieux cela vaudra. Les cinq Druchiis galopèrent à un rythme de voyage plutôt raisonnable pour ne pas épuiser trop vite les bêtes. Les routes enneigées de Naggaroth en bon état malgré le gel et le verglas. Sanas doute fallait-il voir là le talent d’esclaves nains. Le groupe de cavaliers entra environ trois heures plus tard, gelés et trempés jusqu’aux os, dans la bourgade relais de Draleag. Cette petite ville servait de halte pour le trajet entre Naggarond et Karond Kar et on y trouvait plus d’auberges que d’habitations. Dalakh avait la gorge et le visage en feu à cause l’air glacé et des crampes dans tout le corps, il ne sentait même plus ses jambes. Heureux de pouvoir enfin se reposer il évalua d’un coup d’œil le prix et la qualité probables des auberges. Il se décida pour un établissement à l’air austère et d’où presque aucun bruit ne provenait, la Corne de pégase. La salle commune était peu peuplée et le silence pesant voire sinistre, plusieurs elfes noirs jouait à un jeu de hasard, d’autres examinaient une carte, bref rien de suspect. Dalakh pris deux chambres pour un prix relativement honnête. Il rassembla tout le monde dans l’une pour donner ses instructions. -Nous dormons ici avec le strict nécessaire inutile de tout déballer. Demain à l’aube nous sommes repartis, c’est clair ? Je partage cette chambre avec Nash et vous trois prenez l’autre. Les trois elfes saluèrent leur maître et partirent vers la salle commune en s’étendant sur les talents équestres d’un Kelen plutôt maussade à l’idée d’une nouvelle journée de voyage. Il ferma la porte et porta son attention sur Nash qui préparait sa couche. -Je dois te parler. -Monseigneur ? Le ton de Nash était la fois réticent et lugubre. -Tu sais pourquoi toi et moi sommes ici n’est-ce pas ? -Pour passer la nuit, embarquer vers Ulthuan et venger l’honneur votre famille. Dalakh faillit soupirer de désespoir. Etait-il donc si stupide ? Il fixa le Lieutenant. Celui-ci était maintenant aux abois. -Quelle est la vraie raison de cette quête ? Répond sans détour. Nash pris une grande inspiration puis garda le silence pendant ce qui semblait une éternité. -C’est mon châtiment pour avoir laisser Huldron mourir. -Pourquoi suis-je ici alors ? La naïveté apparente de sa réponse cachait mal son amertume mais Nash c’était enfin décidé à parler franc. -Votre frère veut vous éliminer… -…et toi avec. Le ton de Dalakh était sans appel. Il laissa son interlocuteur s’imprégner de ces paroles avant de poursuivre. -Qui voudrait servir celui qui veut sa mort ? Un chien peut-être. Syras veut ta peau et il l’aura à moins que… Dalakh laissa la phrase en suspend. Nash avait parfaitement compris sont intention et il le savait. Il attendit patiemment que Nash la formule lui-même pour le forcer à s’engager par sa propre parole. Nash pesait soigneusement le pour et le contre puis ouvrit légèrement la bouche ; Dalakh retint son souffle. -…que je vous aide à renverser Syras. -Auquel cas tu sera promu ou libéré de tes engagements si tu le souhaite. Tout en fixant ses pieds la mine sombre Nash hocha lentement de la tête. Satisfait d'avoir impliqué Nash, Dalakh entreprit de l'effrayer un peu pour se détendre. -Bien. Connaît-tu l’histoire de Skraaf le Noir ? Nash releva la tête arraché à ses réflexions et surpris de cette question. Il secoua le chef. -Dans ce cas je vais te la conter. Skraaf était un chef maraudeur célèbre pour ses multiples victoires et sa férocité au combat. On raconte qu’il avait la force de dix hommes. Aussi régnait-il légitimement sur sa tribut, secondé par son frère Arkon. Un jour Skraaf fut, nul ne sait pourquoi, maudit par les Dieux du Nord et, devenu fou, il commença à égorger une a une les femmes et enfants du village. Nul n’osait s’opposer à lui et pourtant il le fallait pour le bien de tous. Arkon dressa tous ceux assez courageux pour résister contre son frère avec l’intention de les mener au combat. Cependant un traître le dénonça dans la nuit et la tête d’Arkon finit aux pieds de son frère parmi celles des autres habitants du village. Skraaf fit venir le traître et le félicita pour sa stupidité. Il lui dit qu’un lâche infâme tel que lui n’avait pas sa place sur ce monde avant de faire rouler sa tête sur le sol. Dalakh avait planté profondément son regard dans celui de Nash à la fin du récit, scrutant sa réaction. Puis, satisfait du résultat il déclara d’un ton faussement enjoué. -Vous pouvez disposer Lieutenant mais ne veillez pas trop tard la route sera longue demain. Sur ce Nash sortit de la chambre et Dalakh se déshabilla et se glissa dans son lit . Pour l’instant tout ce passait bien. Pour l’instant…et il sombra dans le sommeil. |
|  | | | | Maison Sarothal, chronique d'une fin | |
|
| Page 2 sur 2 | Aller à la page : 1, 2 |
| | Permission de ce forum: | Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
| |
| |
| |
|