J'ai du retard, punissez moi (non moi j'aime khaine !)...
ACTE 7Vealath courut en direction des portes de la citadelle, l’alarme magique était un bruit très dérangeant et fort, après tout, il s’agissait d’une alarme, probablement anti-intrus, pensa l’Elfe Noir. Malheureusement pour lui les portes principales étaient fermées, il faudrait donc trouver un autre moyen de prendre pieds à l’intérieur des murs.
Il courut tout le long de la muraille et vit un soldat Asur, une hallebarde dans les mains, se diriger vers le mur le plus proche et il murmura une parole magique au rempart faisant face, une porte se découpa dans les pierres et s’ouvrit. Vealath fut surpris, mais après tout il s’agissait d’une forteresse de mages, les possibilités d’étonnement étaient grandes…
Le Druchii bondit sur le garde qui allait rentrer par la porte du mur, il empoigna sa tête avec sa main droite et la fit percuter violemment le mur en s’aidant de la vitesse de son saut. L’Asur s’écroula, le choc de l’impact l’ayant complètement assommé. Au moment où Vealath allait entrer précipitamment à l’intérieur, il réalisa son erreur : Un Druchii qui entre dans une citadelle remplie de soldats décidés à éliminer tous les intrus qu’ils y trouveraient n’était décidément pas une bonne idée. Il se refusa à prendre les vêtements de l’Asur, il empoigna juste la cape bleue étoilée représentant la force de maintient de l’ordre de la citée, il récupéra également l’hallebarde, une arme qu’il se débarrasserait immédiatement si un combat devait avoir lieu, mais c’était juste pour se dissimuler un peu aux yeux des autres.
Finalement des cris lui parvinrent aux oreilles venant de l’extérieur, après une rapide estimation, il comprit que cette porte cachée était probablement le moyen à tous les gardes d’entrer, il vit aussi que la porte s’ouvrait de l’intérieur. Il poussa une statue contre le dossier de la porte et coinça la lame courte que le garde avait entre les battants de la porte. Il souria en entendant les Asurs réciter plusieurs fois la formule avant de se mettre en colère contre l’archimage qui avait conçu cette astuce.
Le Druchii arpenta les couloirs et plusieurs fois il rencontra des patrouilles Elfiques dans leurs investigations contre les intrus, mais il évita à chaque fois de se battre, et surtout de se faire voir. Ce n’était pas le fait que cela dérangerait Agredith si quelques Asurs mourraient, mais d’autres arriveraient alors et cet évènement sonnerait le glas pour lui. Chose qu’il ne désirait pas ardemment…
Il déboucha dans une grande salle faite d’ivoire et d’ornements divers, l’élément le plus marquant était toutefois la gigantesque fontaine écoulant des liquides majestueux, aussi bien en direction du sol que vers les cieux, ce qui était à la fois intriguant et magnifique…
Vealath jeta un regard des deux côtés de la salle et ne vit personne arriver dans sa direction, une chance car il devait se concentrer.
Il se mit dos au mur d’une colonne d’ivoire, et se laissa tomber au sol.
« Bon, se demanda t’il, par où je dois me rendre ? L’endroit où se trouve l’artefact doit être déjà solidement gardé, mais de plus grâce à l’alarme les défenses on dût être encore plus renforcées. Quel gâchis ! Et les deux autres ? Où peuvent t’ils bien être ? S’ils n’ont pas été fait prisonniers bien sûr. »
Vealath entendit un bruit, des bruits de pas légers, comme si les pieds de cette personne ne faisaient qu’effleurer timidement le sol, comme si la personne survolait presque le sol… Les pas s’arrêtèrent alors que l’individu devait être juste devant la colonne, celle où se cachait Vealath…
« Et bien, qu’avons-nous donc ici ? »
Le Druchii fut bouche bée par la voix de l’Elfe, c’était une voix de femme, mais c’était surtout la voix la plus magnifique qu’il avait jamais entendus, si une seule voix devait pouvoir être la voix d’une déesse, cela aurait été cette voix…
Vealath se détacha de l’ombre de la colonne et se posta devant ce protagoniste, à la fois intrigué, subjugué et méfiant… Après tout il s’agissait d’une Asur…
Ce fut l’une des plus belle créature qu’il n’eut jamais vu, elle portait une longue cape d’un blanc éclatant, une faible côte de maille, d’avantage présente pour la décoration que pour avoir réellement une protection, ornait les manches de sa cape et les haut de sa taille. Ses cheveux étaient blancs comme la neige et ses yeux d’un vert profond. Un bâton de magie était dans sa main droite alors qu’un parchemin était dans celle de gauche. Cette femme irradiait de douceur et de fermeté, mais également de puissance. Elle parlait de sa voix mélodieuse, sans une once de colère ou de préjugés :
« Un Druchii ? Ici ? Qu’est ce qui t’amène aussi loin de chez toi ?
- Je ne suis pas ici pour tuer, je veux juste récupérer un objet, rien de plus.
- Qu’est ce qui me permet de savoir que c’est réellement ton but ?
- Rien, je ne peux pas le prouver… »
L’Asur fixa intensément l’Elfe Noir, comme si elle pouvait lire dans son âme… Elle n’esquissa pas un mouvement…
« Est-ce toi qui a déclenché l’alarme ?
- Non.
- Alors qui la faute ? Des amis Druchiis peut être ? »
Vealath gloussa. Des amis ?
« Non il ne s’agit pas d’amis, plutôt des alliés d’infortune. »
La magicienne plissa un sourcil, s’interrogea probablement sur le fait qu’il est étrange qu’un habitant de Naggaroth puisse avoir des alliés autres que ses frères de sang.
« Disons que nous sommes ici justement pour que nous ne puissions plus être ensemble…
- Etrange circonstance… »
La magicienne rangea son parchemin et prit son bâton à deux mains, toutefois sans se mettre en garde.
« Et qui sont donc tes tristes alliés ? »
L’Elfe Noir ne répondit pas, devait-il vraiment lui dire ? Peut être que Agredith la connaissait, peut être qu’il en avait déjà trop dit…
« Un Asraï et un Asur… »
L’Asur dut croire qu’il se moquait puisqu’elle fit la moue, et puis quoi encore, devait-elle penser…
A ce moment là, l’alarme magique fut interrompue, soit les deux autres avaient été prient, ou alors ils avaient réussis à s’enfuir… La deuxième option était toutefois plus probable…
« Bon, excusez-moi mais je n’ai plus le temps de palabrer avec vous, je dois m’en aller.
- Je crains que tu ne puisses t’en aller à ta guise, Druchii. »
Vealath jeta son hallebarde en direction de la mage, qui, simplement en levant son bâton d’une main, stoppa sa course et la fit tomber au sol dans une sonorité métallique. Il jeta également sa cape devant lui, pour essayer de se dissimuler un court instant aux yeux de la lanceuse de sorts. Il courut en direction d’une porte proche et essaya de l’ouvrir alors qu’une voix pasmoldiait une incantation, sauf que la porte s’était scellée par magie…
Une décharge d’énergie magique le propulsa contre ladite porte et après l’avoir percuté de plein fouet, il s’écroula lourdement au sol. Ses membres refusaient de bouger et sa tête lui semblait sur le point d’exploser… La magicienne s’approcha de lui et déroula un autre parchemin magique, elle le lut en entier, un cercle bleuté engloba sa bouche, et sa voix résonna alors dans tout le château :
« Garde de la cité du savoir de Alakath Neliln. J’ai en ma possession un intrus Druchii, je me trouve dans la salle des ornements d’argent, je vous pris de vouloir vous dépêcher. »
Vealath comprit qu’il devait faire vite, la situation empirait à très grande vitesse, de nombreux gardes pouvaient maintenant venir pour lui…
Il fit un effort inimaginable et réussit à se remettre sur ses jambes, l’effet du sort était très puissant, mais en en lançant un autre pour avertir les gardes, elle avait relâchée sa concentration dans le premier. Il sortit ses deux lames courbes et se jeta sur l’Asur qui recommençait déjà à pasmoldier, elle ne put pas finir l’incantation car il éjecta son bâton d’un revers de l’épée. Sa puissance magique se retrouva moindre, elle sortit rapidement une amulette avant que son adversaire n’eut le temps de la mettre en joue et elle la plaça entre elle et son ennemi. Quand Vealath donna un coup d’épée dans sa direction une décharge émanant du bijou le percuta, sans toutefois le sonner totalement.
« Je vois, un artefact de protection.
- Il m’a souvent sauvé la vie, cette fois y compris.
- Ce n’était pas dans mon intention de te tuer. »
Elle plongea son regard dans le sien.
« Cependant je préfère abréger les paroles maintenant. Dit le Druchii en donnant un coup de pieds dans la main tenant le pendentif »
Il fixa l’Asur qui avait conservée son regard profond, que faire d’elle maintenant ? La tuer et s’attirer les foudres des gardes ne serait pas une bonne idée, mais il ne pouvait pas non plus la laisser tel quel…
Il donna un coup du revers de sa lame dans la nuque de la magicienne, cela eut pour effet de l’assommer.
Vealath entendit des bruits de pas venant dans sa direction, il se mit en garde avec ses deux lames en avant, et il attendit que cet ennemi arrive, puisqu’il lui était impossible de fuir désormais.
« Je croyais t’avoir dit de ne pas entrer ! »
L’Elfe Noir écarquilla les yeux, devant lui se tenaient ses deux compagnons, avec quelques contusions et des gouttes de sueur perlant au front.
« Mais, ou étiez-vous donc ? C’est vous qui avez déclenchés l’alarme ?
- Je ne sais pas trop ce qu’il nous à fait mais c’est sa faute. L’Asraï montrait son confrère d’Ulthuan.
- Je suis désolé… Balbutia t’il.
- Il vaut mieux pour toi que tu le sois vraiment, car grâce à toi nous avons toutes les garnisons de la cité à nos trousses ! Vealath bouillait de rage, vous avez l’artefact au moins ?
- Oui nous l’avons, cela na pas été facile… »
Cirewyr regarda au dessus de l’épaule du Druchii et aperçut le corps inanimé de la mage.
« Tu as tué quelqu’un ?
- Pas vraiment, grommela t’il, cette chienne a failli me tuer par deux fois et je lui ai mis un bon coup sur la nuque.
- Un peu de respect pour dame Ethaleron, c’est l’un des sept archimages de la cité. Elle est très puissante, mais là elle ne portait presque aucun équipement magique... »
J’ai toujours eu beaucoup de chance pensa ironiquement Vealath.
« Pour le moment je me contrefous du respect pour elle, déjà c’est une Asur, donc une bonne raison pour ne pas l’aimer, et c’est surtout qu’elle a faillit me tuer deux fois qu’elle mérite que je l’insulte.
De plus il s’agit actuellement de notre ennemi, à tout les trois. Alors plutôt que d’attendre que la garde vienne nous interrompre en plein débat nous ferions mieux de filer. »
Ils se retournèrent pour avancer dans le couloir mais des bruits de botes leur firent tourner les talons.
« Ils viennent dans cette direction !
- Dans celle-ci aussi ! »
En effet des deux côtés du couloir venaient maintenant de lourds bruits de semelles de bien des dizaines de gardes.
« Prenons la porte, suggéra l’Asraï.
- Elle est scellée magiquement, il n’y a rien à faire, répondit l’Elfe Noir. »
L’Asur s’approcha alors de la porte en question et prononça un simple mot, un déclic suivit et l’embrasure s’ouvrit devant eux.
« Il suffit de prononcer un mot pour déverrouiller les portes de cette citadelle.
- On palabrera plus tard, en avant. »
Ils franchirent la porte et déboulèrent après une course folle dans de sinueux couloirs auprès de la statue que Vealath avait poussé contre la porte. On entendait plus un son de l’autre côté de la muraille, les gardes avaient du s’en aller…
Ils ouvrirent prestement la porte et s’enfuirent loin dans la nuit, aussi vite que leurs jambes le permettaient.
Dans la salle des ornements d’argent, l’archimage Ethaleron se releva, les gardes arrivèrent au pas de course dans sa direction. Elle repensait à sa conversation avec le Druchii, et à celle qu’il eut avec ses deux compagnons, elle avait crut reconnaître le disparût Agredith, peut-être que non... Un Druchii, un Asur et un Asraï. Quel genre de destin peut réunir trois de ces êtres ?
« Vous n’avez rien ma dame ? Demanda un garde.
- Puisse les vents du destin vous porter chance dans votre quête, union de trois horizons…
- Qu’avez-vous dit ma dame ? »
Elle détourna les yeux de la porte.
« Je n’ai rien. Ce n’est pas la peine de les poursuivre, leur but n’était pas de nous causer du tort… »
Union de trois horizons…
| Citation: |
| je t'égorge, t'étripe et file ton sang à boire à ma Manticore! est-ce clair ? |
Trop clair à mon goût 
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Qu'est-ce qu'un cynique ?
C'est un homme qui connait le prix de tout et la valeur de rien.