Merci de t'être intéressé à mon histoire !
Pas de souci pour le raccourci du pseudo, la plupart des autres membres (d'ici et d'ailleurs) en font autant !
Bonne nouvelle, je vient de rectifier la suite, dans laquelle un morceau défaillait.
On arrive visiblement à quelque chose d'important, mais je ne vous en dit pas plus... :
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Il sortit sur un couloir d’une dizaine de mètre environ. Des portes se faisaient faces sur toute la longueur et un escalier descendait à l’extrémité située à la droite de l’elfe noir. Un long tapis de bonne facture faisait office de décoration. Tarrën comprit aussitôt qu’il était dans une auberge, et visiblement pas des moins pauvres. Un brouhaha montait du bas de l’escalier, indice infaillible de l’emplacement de la salle commune. L’elfe descendit donc les deux volées de marches qui composaient l’escalier et arriva dans une sorte de grande salle à mangée, dans laquelle étaient disposées une bonne vingtaines de table. La plupart étaient déjà occupées mais il trouva sans peine une place où s’asseoir. Encore perdu dans ces pensées, il ne remarqua pas les nombreux visages, parfois interrogateurs, parfois suspicieux, qui s’étaient tournés vers lui. Derrière son comptoir, le gérant murmura quelque chose à l’un de ses employé en jetant un regard furtif vers se nouvel arrivant. Tarrën resta assit un bon moment avant qu’un serveur, visiblement mal à l’aise ne daigne venir prendre sa commande. La journée était bien avancée, et il se rendit compte qu’il n’avait presque rien mangé depuis près d’une journée complète. Il commanda donc une tranche de lard fumé aux épices de Catay accompagnée d’une belle pomme au four. Pour accompagner ce repas, il commanda également un pichet de bon vin bretonnien. Le serveur reparti ensuite vers les cuisines. Une question se posa alors à Tarrën
: « Mais quel sot je fais ! Pensa-t-il. Avec quoi vais-je payer ? ». Il porta machinalement les mains vers sa ceinture et pour la première fois, il y constata la présence d’une légère bourse de cuir noir. Il la décrocha soigneusement et l’examina de plus près. Ce n’était visiblement pas la sienne, et de plus, l’extrémité du petit cordon de soie rouge qui la maintenait fermée avait été sectionnée à l’aide d’un outil très tranchant… Il l’ouvrit alors et put y contempler bonne somme d’argent, composée essentiellement de pièces d’or et d’argent. Quant avait-il récupéré cette bourse ? Etait-ce Errant qui la lui avait laissé avant… Avant quoi d’ailleurs ? Avant de disparaître aussi soudainement qu’il était apparus ? Allait-il revenir ? Pour la seconde fois, une vague de questions l’assaillit. Il remis discrètement la bourse à sa ceinture et se tritura les méninges en attendant d’être servi.
Après son repas, Tarrën décida de faire un tour en ville. Il voulais découvrir la cité dans laquelle il était arrivé tant bien que mal. L’auberge, qui portait l’agréable nom de la Corne dorée, était installée sur une grande place circulaire. Au centre de cette place se tenait une estrade où était encore installé un échafaud, signe d’une récente exécution publique. Tarrën se demanda vaguement qui avait bien pus être pendu avant de penser à autre chose. Trois rues partaient de la place : l’une au Nord, la deuxième plein Est et la dernière vers le Sud-ouest. Ne sachant ni vraiment où aller, ni raiment ce qu’il cherchais, l’elfe pris la seconde rue, qui montait paresseusement vers les faibles hauteurs de la ville. Là-bas, il pourrais peut-être avoir un point de vue général de la ville. Il se mit donc en marche au milieu des passants et des commerçant qui exhibaient leurs marchandises : là un marchant de tissu, là un marchant d’esclave. Tarrën eut un pincement de cœur lorsqu’il vit l’étal d’un poissonnier. Mais il avait désormais fait le deuil de sa vie passée et parvint à retenir ses larmes. Il continua donc son chemin, rejetant une fois de plus les images qui s’imposaient à lui. C’est alors qu’il remarqua une silhouette familière qui marchait à quelques pas devant lui au milieu de la foule. Une grande cape noir, une démarche vive mais très légèrement chaloupée : c’était Errant. Il en était sûr. Il accéléra alors le pas pour le rattraper, mais Errant tourna brusquement sur la droite et disparut dans une étroite ruelle. Tarrën s’y engagea à son tour.
La ruelle était longue et sinueuse. Elle serpentait ainsi entre deux rangées de maisons durant une bonne vingtaine de mètres et débouchait sur une petite cour extérieure plutôt mal entretenue : les herbes folles avaient replacées la grande majorité des pavées et un grand nombre de débris avaient été entassés dans un coin. Errant était assis sur un gros tonneau a moitié pourri. Il fixait Tarrën qui venait de déboucher dans la cour.
« - Bonjour compagnon, lança-t-il d’un air narquois.
- Que… qu’est ce que tu fais là ?
- Eh bien, je me promène, comme toi, vois-tu. N’en ais-je pas le droit ?
- Euh… eh bien, si mais… répondit Tarrën pris au dépourvu.
- Mais quoi ? cria Errant en se levant brusquement de son tonneau. Tu veux connaître mes faits et gestes dans les moindres détails ? Tu veux savoir où je vais et pourquoi ? Alors figure toi que je suis en train de chercher du travail. De
nous chercher du travail devrais-je dire.
Tarrën voulut dire quelque chose mais Errant continua :
- Mais je t’arrête tout de suite : je ne fais pas sa par bonté d’âme, Car ici je ne connais pas plus de monde que toi. Nous ne sommes que deux êtres isolés dans une ville dont nous ignorons presque tout. Nous sommes désormais livrés à nous même. Tu es ma seule chance de survie et je suis la tienne…
L’elfe noir le regarda d’un air amusé :
-Mais qu’est ce qui te prends ? Tu crois que je ne suis pas assez grand pour me prendre en charge tout seul ? Je ne suis plus un gamin ! Je n’ai pas besoin de toi !
- Si c’est ce que tu penses… Mais, dit moi : où aurais-tu dormis cette nuit sans moi ? Et qu’aurais-tu mangé ? Pauvre sot… Tu n’as pas donc toujours pas ouvert les yeux ? Nous dépendons l’un de l’autre.
- Tu insinues que nos destins sont liés ?, rétorqua Tarrën,
méfiant.
- Peut-être. Et peut-être même bien plus que tu ne le crois… siffla Errant. J’ai déjà un contact qui aurais quelque chose à nous proposer. Rejoint moi ici même, demain, à la tombée du jour.
A ces mots, l’énigmatique elfe bondit sur la pile de détritus pour sauter par dessus une palissade de bois. Avant qu’il n’ait eut le temps de disparaître, Tarrën lui lança :
- Mais comment savais-tu que j’allais te suivre jusqu’ici ?!
Errant tourna rapidement la tête pour le regarder et se fendit d’un large
sourire :
- Je te connais par cœur… Et il disparut derrière la palissade.
- Arrête toi ! hurla Tarrën. Reviens et dit moi se que je veux savoir ! Reviens et dit moi se que je veux savoir !
Mais seul le silence lui répondit.
*
**
Tarrën resta seul pendant un long moment, les yeux perdus dans le vide, laissant le vent s’engouffrer dans les pants de sa cape entre-ouverte. Des sentiments contradictoires l’assaillaient. Il ne connaissait Errant que depuis la veille et pourtant il se sentait étrangement proche de lui ; comme
(nos destins sont liés)si Errant faisait partie de sa famille. «
Je te connais par cœur… » Cette phrase résonnait sans cesse dans sa tête. Que signifiait-elle réellement ? Que savait réellement Errant ? Et surtout
qui était-il ? Tarrën eut soudain l’intime conviction que toutes les réponses tournaient autour de cette question. Cette simple question : Qui était vraiment Errant…Mais, avait-il vraiment envie de connaître la réponse ?
*
* *
Tarrën dormis mal cette nuit là. A nouveau le rêve revint La pièce ronde… se transformant en arène… sa femme… le poignard plongeant vers son cœur… et l’Ombre. L’Ombre menaçante, étouffante,
(nos destins sont liés…)l’enveloppant et l’aspirant dans des endroits infiniment plus sombres que la nuit…
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Voilà donc...
Mais la suite est visiblement plus difficile à venir. C'est surtout une question de chronologie. Je ne suis pas encore sur de l'ordre dans lequel les choses se dérouleront...
Mais pour le moment, dites moi : En tant que lecteur :
Que savez vous / pensez vous de Tarrën (tout ce qui vous passe par la tête)
Que pensez vous d'Errant?