Et bah voilà un récit assez conséquent que j'ai déjà bien entamé sur UvN et que je poste içi pour avoir vos critiques. En espérant que ça vous plaise, voici le premier chapitre (très court, certes, mais c'est un prologue. Ca s'améliore après) :
Ulthuan. La beauté de la patrie elfique, nul peintre, pas même le meilleur artiste elfe, n'aurait su la reproduire. Il n'y a rien de plus beau que ses collines boisées aux innombrables oiseaux ou ses grands lacs bleus-verts parcourus par de majestueux cygnes, rien de plus magnifique que ses grandes montagnes recouvertes de neige d'un blanc éclatant ou ses forêts de pins aux feuilles vertes ou dorées. N'importe qui pourrait passer sa vie à contempler son ciel sans nuage, parcourus par des aigles majestueux, ou à courir sur ses plages du sable le plus fin, dominé par les élégantes tours blanches du peuple haut elfes, construites par des architectes que jamais un humain ne saura égaler.
Nous sommes dans la province de Chrace, dans un vallon à l'est de Tor Achare. Mais l'habituel beauté d'Ulthuan a disparue. Nul chant d'oiseau ne résonne, nul bruissement dans les feuilles vertes. Le soleil a presque disparu à l'horizon et des lambeaux de brume sortent peu à peu de la forêt environnante, comme pour masquer les vestiges de l'horrible scène qui vient d'avoir lieu.
Deux silhouettes se tiennent sur le sentier en terre battue qui traverse le vallon. Le premier est une jeune elfe. Elle est étendue sur le dos, à même le sol. Son visage, autrefois magnifique, est aujourd'hui enlaidi par une terreur et une tristesse infinie, et figé à tout jamais par le masque froid de la mort. Son ventre rebondi montre qu'elle était enceinte. Sa tunique de soie crème est déchirée au niveau de l'abdomen, laissant apparaître une plaie béante d'où la vie séchappe à gros bouillon. Sur ses bras nus, on voit des marques de coups et de fines estafilades.
Le deuxième est aussi un elfe, le teint plus pâle, les traits plus cruels. Son armure comme ses cheveux sont de la couleur de l'obsidienne. Il porte, attachée à son cou par une broche en forme de dragon, une lourde cape d'écaille de wyrm des mers. Il est en train de rengainer une longue lame, barbelée et tachée de sang.
Dorwin attrappa la jeune elfe par les aisselles et la traina dans les buissons. Puis, avisant une petite bourse à la ceinture de sa victime, il s'en saisit et regarda son contenu. Un, deux, ....trois gros rubis. Il sourit pour lui même. Les rubis était très appréciés, ces temps-ci, dans les hautes classes de Naggaroth.
Mais le plus réjouissant n'était pas la prise qu'il venait de faire. La jeune elfe, soumise à la torture, avait fini par révéler l'emplacement du village que lui et ses compagnons corsaires recherchaient depuis trois jours déjà. Si il pouvait revenir avant la nuit noire jusqu'à son vaisseau et prévenir son capitaine, ils pourraient attaquer aux environs de minuit. Les asurs n'auraient aucune chance...
Dorwin jeta un dernier regard en direction de la jeune fille elfe et, avec un sourire de satisfaction, s'en fut à grandes enjambées sur le chemin, rendu boueux par la pluie qui commencait à tomber.
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Ne pensez pas que nous avons quoi que ce soit contre vous. Vous êtes simplement au bon endroit au bon moment- ou au mauvais moment de votre point de vue.
Dorwin, capitaine corsaire