Romploploplom ! Pour une fois que j'ai écrit un acte avant qu'on ne se mette à me gouler dessus
Acte 7 - Combattre pour vivreLes deux adversaires continuaient de se juger. En silence, mais avec attention.
Vealath afficha un rictus malsain, comme s’il se réjouissait d’un tel adversaire.
Et le vampire affichait le même sourire.
Soudain, comme si un signal inaudible avait retentit, ils se jetèrent l’un sur l’autre.
La Vampire frappa à l’horizontale, à hauteur du torse de l’Elfe, qui s’aplatit presque sur le sol tel un félin près à bondir. L’épée à deux mains lui frôla le haut du crâne, l’instant d’après, il bondit.
Lui-même passa si près du corps sans vie de son adversaire, que sa peau caressa la sienne, et ses lames tranchèrent sa cuisse.
Il fit un deuxième bond, une fois dans l’angle mort du vampire, pour se mettre hors de portée d’un retour de lame. Il pivota sur lui-même et étudia en une fraction de second ce que faisait le vampire.
Il se jetai sur lui.
Comme si la blessure qu’il lui avait infligé ne le gênait pas le moins du monde !
Il frappa cette fois à la verticale et si Vealath n’avait une rapidité Elfique, ce ne serai pas quelques cheveux qui seraient coupés à l’instant.
Il fit un pas de côté et la lame de son adversaire s’enfonça dans le sol.
Vealath fit glisser ses deux lames l’une sur l’autre pour couper comme un ciseau. Il infligea deux entailles très profondes au bras gauche du mort-vivant.
Il fit un autre bond en arrière, pour éviter la réplique du vampire, qui bondit également, presque au-dessus de Vealath.
Le vampire prit son épée dans sa main gauche, sans même sentir de douleur et tendit le bras droit à une vitesse alarmante pour atteindre le cou du Druchii.
Pour éviter de se faire briser la nuque, il plaça un coup de pied dans le torse du mort et le repoussa en arrière.
Tous deux se remirent sur leurs pieds en une fraction de seconde.
Et la danse reprit.
Vealath réussissait à chaque fois à suivre les attaques de son adversaire de façon
in extremis. Il n’avait jamais rencontré un adversaire aussi rapide. Nul doute que si le vampire ne devait pas traîner une lourde lame à deux mains mais à la place une épée courte plus légère, il aurai été prit de vitesse.
Mais autre chose inquiétait Vealath, à chaque fois qu’il était attaqué, il répliquait immédiatement, paraît ou esquivait. Et cela le fatiguait, ce qui n’était pas le cas de l’homme en face de lui qui avait vaincu la mort.
En sus, il avait blessé son adversaire plus d’une dizaine de fois. Et pas uniquement avec de petites coupures, mais avec de longues entailles très profondes. Et son adversaire semblait ne pas les ressentir, tout comme le fait que pas une goutte de sang ne coulait des plaies.
A chaque seconde qui passait, c’était la vitalité de Vealath qui était confronté à l’endurance de son terrible adversaire. D’autant qu’il ne lui laissai pas le temps d’utiliser son bracelet. Si Vealath venait à recevoir ne serais-ce qu’un seul coup de l’épée à deux mains, il serait littéralement tranché en deux.
Le vampire effectua une autre attaque horizontale. Vealath l’esquiva en mettant une main à terre et en lui fauchant les jambes avec un coup de pied bien placé. Il s’effondra au sol et l’Elfe Noir fit tournoyer sa lame courbe entre les doigts de sa main droite dans le but de s’en saisir comme une dague et de poignarder le cœur du mort-vivant.
Mais ce dernier ne se laissa pas faire et roula sur le côté. La lame se planta dans le sol. Ventre au sol, le vampire fit une nouvelle frappe horizontale et Vealath dû sauter pour ne pas se faire trancher les jambes. Alors qu’il était toujours en l’air, son adversaire se redressa en un éclair. Le Druchii lui balança son pied au visage avant de retoucher le sol.
Pendant un moment, il ne se passa plus rien.
Vealath reprenait son souffle et regardait son adversaire. Après avoir été rejeté au sol par le coup de pied, il se tenait assit et regardait l’Elfe Noir de façon neutre, son épée toujours à son côté.
Il se passa une minute de silence ou seule le bruit de la respiration rapide de Vealath se fit entendre, jusqu’à ce qu’elle reprit un cours normal.
Le vampire se leva de nouveau.
- Peut-on reprendre à présent ?
Il avait attendu que son adversaire se remette d’aplomb !
- Oui nous le pouvons.
Après ses paroles, Vealath se remit en garde.
- Me ferait-tu l’honneur de me dire ton nom ?
Il fut surprit de cette question.
- Vealath.
- Fort bien Vealath, je me nomme Faustin, j’appartiens à la lignée des Dragons de sang.
- Quoi ?
Comment cela était-il possible ? Les dragons de sang sont des vampires en effet, mais ils ne s’abaisseraient jamais à tenter d’infiltrer un pays. S’ils voulaient se rendre à Nippon, cela aurait été en l’attaquant avec une armée, pas en se faufilant discrètement !
- La lignée Dragon de sang. Je combat les adversaires les plus puissants que je peux rencontrer dans mes périples afin de contenter mon seigneur abhorash sur mes capacités physiques. Et tu es le premier à avoir combattu aussi longtemps contre moi.
- Tu m’en vois ravit, mais es-tu alliés aux Lahmianes ?
- Comment ?
Il sembla tout aussi surprit de cette question, et presque énervé.
- Jamais je ne m’allierai à cette lignée de bonne femmes incapables de se défendre et qui séduisent leurs sujets ! Jamais !
- Dans ce cas, que fait-tu à Nippon si ce n’est pas pour les aider à contrôler ce pays ?
- Quoi ? Elles tentent de…
Faustin reçut tout à coup de nombreuses gouttes d’eaux sur le visage et le torse qui firent instantanément brûler sa peau. Il poussa un cri de douleur qui déforma ses traits. Vealath se tourna vers la provenance de ce liquide et vit Shuei, une flasque à la main, ornée du symbole de Sigmar.
Le vampire, qui avait enduré tous les coups de Vealath sans sourciller, poussait un terrible hurlement de douleur mêlé à de la colère.
Très vite, il empoigna son épée, et à la surprise des deux compagnons, il sortit en trombe dehors et disparut.
- Le soleil va le tuer, murmura Shuei.
- Non, le défilé entier est dans l’ombre maintenant que le soleil a décliné. Il va pouvoir s’enfuir …
L’Elfe Noir regarda le jeune guerrier.
Il portait une vilaine trace sur le côté droit du visage et un mince filet de sang perlait à la commissure des lèvres.
- Devons nous le poursuivre Vealath ?
- Non. Si par malheur il venait à nous tendre un piège, ou s’il venait à récupérer de ses blessures, il y a de grandes chances que nous serions condamnés, ou que l’un d’entre nous meurt.
Il fit un petit sourire.
- Et personnellement, je préfère savoir un vampire en liberté, que savoir un vampire en liberté qui a occis un Elfe Noir.
Shuei essuya le sang sur son visage et épousseta la poussière sur ses vêtements.
- Que faisons-nous alors ?
- Et bien, nous avons fait ce que l’on attendait de nous. Nous savons désormais que les Lahmianes ne sont pas les seules Vampires sur Nippon.
*
**
Le chemin du retour fut paisible. La nuit était tombée, douce et mystérieuse. Shuei n’avait eut qu’une blessure mineure à la tête et Vealath n’avait que quelques contusions. Un véritable miracle qu’ils s’en tirent de cette façon après avoir affronté un Vampire Dragon de sang. Quelque chose le tourmentait.
- Dis moi Shuei, comment se fait-il que le simple fait de lui balancer une flasque a put lui faire autant de douleur ? Et quel est ce symbole Sigmarite dessus ?
- Il ne s’agit pas d’une simple flasque. Peu avant votre arrivée, le seigneur Mayuri pensait en effet qu’il s’agisse de Vampires. Il a donc demandé de l’aide à un temple dédié à Sigmar situé dans un port non loin d’ici. Ses prêtres ont une aversion certaines pour les seigneurs de la nuit, et ils n’ont appris comment les affronter, de même qu’ils nous ont offerts des pieux, des symboles sacrés et un peu d’eau bénite.
- Alors ces ridicules colifichets et croyances de bonnes femmes sont vrai ?
- Oui, en tout cas nous sommes désormais certains que l’eau bénites fonctionne…
- Effectivement…
Ils marchèrent encore pendant quelques minutes avant que Shuei n’intervienne à son tour.
- Au fait, le Vampire a dit s’appeler Faustin…
- Et alors ?
- C’est un nom d’origine Bretonnien je crois.
- Cela importe peu qu’il soit Arabien, Bretonnien ou Kurgan ! Les Dragons de sang proviennent de toutes les contrées, et il n’est pas rare de…
Vealath stoppa net sa marche. Il entendait quelque chose, et se demandait s’il entendait bien…
- Qu’y a t’il ?
- Silence !
Il écouta plus attentivement, le son était lointain, mais très régulier.
- Dans quelle direction est la demeure de Mayuri et sa garnison ?
- Mais qu’est-ce que…
- Répond !
Shuei indiqua quasiment droit devant eux.
Vealath acquiesça.
- Je crains fort que c’est le bruit d’une alarme que j’entend depuis cette direction.
- Que…
- Ta cité est en alerte, et la nuit est tombée.
Nul besoin que Vealath précise la suite.
Ils se mirent à cavaler.
Avec le recul, je pense ne faire de cette époquée qu'un 'petit réçit' d'une douzaine d'acte...

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Qu'est-ce qu'un cynique ?
C'est un homme qui connait le prix de tout et la valeur de rien.